Crémation

La crémation : Une pratique qui se répond de plus en plus en France

 

La crémation est un choix funéraire qui devient de plus en plus courant. Cette technique consiste à réduire en cendres la dépouille du défunt qui par la suite fera l’objet d’un rituel pour être conservé dans une urne ou dispersés dans un lieu choisi par le défunt de son vivant ou par ses proches ou sa famille après le décès.

Institutionnalisée en Asie par le bouddhisme et l’hindouisme, puis adoptée par la culture anglo-saxonne, la crémation est une pratique qui se répond de plus en plus en France.

Selon les estimations, plus de la moitié de la population française préfère de son vivant, la crémation à l’inhumation.

Cette décision est le résultat de plusieurs motivations telles que les raisons écologiques, les différentes philosophies, les raisons sociologiques ou encore les raisons économiques. Ces dernières sont, d’une manière générale, fondées sur des préjugées, car dans tous les cas, le cercueil est obligatoire et l’urne a un coût additionnel.

Par ailleurs, les frais de la crémation incluent taxe comprise en général entre 500 et 600 euros.

Outre la crémation choisie par le défunt de son vivant, le choix est très difficile, quand c’est à la famille ou aux proches de le faire. D’autant plus que l’on croit souvent, qu’opter pour la crémation c’est automatiquement renoncer à la cérémonie religieuse ou civile. Pour cela, les crématoriums disposent de salles de cérémonies dans lesquelles se déroulent des événements pour se recueillir et rendre hommage à la personne décédée.

La destination des cendres

De la même manière que pour l’inhumation, la crémation doit être organisée au plus tôt 24H et 6 jours au plus après le décès. Après la remise des cendres, il convient de déterminer la destination de l’urne. En effet, il est désormais interdit de conserver les cendres du défunt au domicile.

Le crématorium peut éventuellement garder l’urne temporairement pour accorder un délai de réflexion aux proches.

La loi réglemente la destination des cendres :

– Placement en columbarium (espace collectif aménagé dans le cimetière) ou en cavurne (cases enterrées) ;

– Inhumation de l’urne dans une sépulture ;

– Scellement de l’urne sur un monument existant ;

– Dispersion dans le Jardin du Souvenir du cimetière ;

– Dispersion en pleine nature, à l’exception des voies publiques.

 

Ce choix doit obligatoirement être précédé de la déclaration du lieu de dispersion auprès de la commune de naissance du défunt.

Ce dernier choix doit être mûrement réfléchi par la famille car la dispersion n’offre pas aux proches d’espace physique de recueillement qu’ils pourraient s’approprier pour célébrer la Mémoire du défunt.